mercredi 27 avril 2011


"C'est ainsi que nous dormons, moi et mes animaux, dans une communion profonde. Nous faisons, tous, un seul rêve qui raconte l'histoire de notre être commun. Nous sommes bien ensemble et je sais que l'instant où les limites seront franchies s'approche. Déjà, mes animaux ont commencé à goûter discrètement à mon sang et à ma chair et au matin je me réveille blessé.
Peut-être que mon cerf aux yeux humains saura raconter, un beau jour, la grande nuit d'amour universel qui va me dévorer."




Matéi Visniec

mercredi 20 avril 2011


Moi, la vraie souffrance, je l'ai connue à dix-huit ans. J'avais acheté une paire de souliers pour aller au bal de Santa Cruz. C'était Pedrito Mariposa qui jouait (un tambourinaire qui te faisait danser rien qu'en le voyant). Avec lui, il y avait plus de filles que de gros poissons dans la mer. A peine arrivé, je fonce, une conga, deux congas, et c'est le désastre. Impossible d'implorer fut-ce la Vierge de Cuivre pour me venir en aide. C'était les souliers, ma petite fille ! Les premiers que je m'étais mis (et les seuls). En me voyant sortir du bal, les gens croyaient que je marchais sur des crocodiles. Avant d'arriver à Candelaria, je rencontre Ramon (un ami) et je lui mets les souliers neufs devant les yeux. "Ils représentent une fortune. Pour quatre pesos, je te les donne." Ils m'en avaient coûté sept mais les douleurs que j'avais valaient un million. La misère, les morts, les peines de coeur et tout ce que tu racontes, c'est dur, mais, d'une façon ou d'une autre, on tire toujours en avant. Avec une paire de souliers qui te font mal, impossible. C'est ce qui s'appelle souffrir (ma petite).

dimanche 13 mars 2011

samedi 12 février 2011

dimanche 31 octobre 2010

Parfois j'ai envie de violence. Que ça pète. Que tout ça se mette en route comme une machine conçue pour pas s'arrêter et faire plein de bruit. Une machine qui en entraîne d'autres. Et puis tout se débloquerait. C'est bouché ici. Partout même. Alors on croit que tout est simple et, hop, y'a un truc qui déboule et ton idée s'effondre. Le principe de la vieillesse : quand justement tu ne fais plus de projets, tu n'échafaudes plus d'idées parce que ça ne vaut plus la peine face aux conséquences. Un mélange de paresse et de « j'en ai trop fait, trop vu ».
Mais quand on a trop fait ou trop vu, on est déjà mort.
జ'ఐమే





mardi 14 septembre 2010







vendredi 2 juillet 2010

We can do it !



Petite ancre aime grosse ancre. Mais grosse ancre part en Roumanie. Alors petite ancre est triste

vendredi 28 mai 2010

quand je lis je n'ai jamais de mal à tourner la page surtout si le livre est passionnant